Boissons sucrées: Attention, DANGER!

Une nouvelle étude scientifique dénonce les dangers des sodas et boissons sucrées. Des chercheurs  ont suivi une cohorte de 120 000 personnes sur trente ans. Leur conclusion est sans concession : les grands buveurs de sodas ont une espérance de vie diminuée par rapport aux non buveurs de boissons sucrées.

Risque de décès prématuré

Selon cette étude, plus la consommation de boissons sucrées est importante, plus le risque de décéder prématurément est grand : +14% pour un ou deux sodas par jour,  +21% pour plus de 2 sodas par jour. Ce risque  serait dû à la montée de maladies cardiovasculaires (infarctus, AVC…).

Soda: les coupables et les victimes

Ces boissons sucrées comportent de nombreux ingrédients qui ne sont pas toujours évidents à déceler sur les étiquettes. Pourtant, nombre d’entre eux sont nocifs et, lorsque ces boissons sont consommées de façon quotidienne, peuvent impacter votre santé sur différents points. Accusés, levez-vous.

Coupable 1 : Le sucre.

C’est le premier coupable. Juste après avoir terminé une canette ou un verre de soda, le corps doit encaisser l’équivalent de 7 morceaux de sucre avalés d’un seul coup. Or le glucose est toxique et mortel pour le corps quand il est en sur dose. Pour éviter cela, il fait appel au pancréas, qui reçoit de plein fouet une overdose de sucre.

Son rôle est de créer de l’insuline, une hormone vitale de régulation du sucre, qu’il va sécréter de manière massive afin de diffuser le sucre dans le sang, et de le transformer en graisse (une forme que le corps est capable de stocker). Le corps atteint donc un pic d’insuline 10 minutes seulement après avoir avaler sa boisson. Sur le long terme, des pathologies émergent alors.

Victime: le métabolisme et le poids.

Transformé en graisses, le sucre fait prendre du poids et rend obèse. Les buveurs de soda ont 60% de chance en plus de le devenir, et deux verres par jour suffisent, contribuant à prendre 400 grammes par mois.

Les effets sur les enfants sont encore plus graves, la prise de poids s’installant plus profondément. A terme, le sucre est un perturbateur métabolique, en ceci qu’il devient bien plus difficile de perdre du poids et de brûler les graisses. Il est aussi vecteur du syndrome métabolique.

Il s’agit de la présence de taux anormaux de certaines substances, comme une hyperglycémie à jeun, une hyperlipidémie avec des taux de cholestérol (l’hypercholestérolémie) et de triglycérides (hypertriglycéridémie) élevés alors que le bon cholestérol est anormalement bas. Ces syndromes sont un terrain fertile au développement du diabète et de maladies cardio-vasculaires.

Victime: Le coeur.

Les maladies cardio-vasculaires sont induites par l’obésité.

Le sucre transformé en graisses, ces dernières sont stockées un peu partout dans notre corps: les organes et notamment le foie mais aussi dans les artères.

Les risques de développer ces troubles cardiaques sont donc accrus: hypertension, accidents vasculaires, infarctus…

Si bien que des chercheurs de l’université de Harvard ont mis en avant la démonstration, confirmée ensuite par les chercheurs de l’université de Fukuoka au Japon et présentée lors du Congrès de l’European Society of Cardiology, du lien entre consommation de boissons sucrées et risque accru de 22% de développer des attaques cardiaques.

Victime: Le pancréas.

A force de mettre à l’épreuve notre pancréas et de lui envoyer des shots de sucre, il se fatigue et devient incapable d’assumer sa fonction. Il rentre en déficience et ne produit plus d’insuline. C’est le diabète.

Mais ce n’est pas la seul problème, puisque en contribuant à augmenter la sécrétion d’insuline de manière trop significative, le sucre favorise aussi la production des cellules cancéreuses, cette production étant le fruit d’une sur-sécrétion d’insuline ou sur-activité du pancréas. On augmenterait ainsi de 90% le risque d’avoir un cancer du pancréas en buvant plus de 2 verres de soda par jour.

Victime : Le cerveau.

Il est, entre autres, sous l’effet de la dépendance. Le sucre est considéré comme ayant des effets addictifs aussi puissants que la cocaïne. A forte dose, il contribue à la sécrétion de dopamines par les neurones, et le plaisir est alors stimulé. Cependant, dès que le sucre est passé dans le sang, il disparaît vite, et le besoin de décapsuler une canette se fait ressentir aussitôt, poussant les personnes à la consommation excessive.

Par ailleurs, la sociologie vient aussi appuyer les conclusions scientifiques sur les effets des boissons sucrées sur le cerveau, en mettant en avant que les sodas sont des leviers forts des troubles de la nervosité.

Cette étude très intéressante réalisée par une équipe de chercheurs à Boston démontre qu’il y a un lien entre agressivité et violence chez des enfants consommant des boissons sucrées .

Les soi-disant boissons « pur jus de fruits » sont autant coupables que les sodas et autres colas, dont la teneur en sucre est équivalente: un verre de Tropicana Bio / jus X contient 27 grammes de sucre, soit presque autant que dans une canette de Coca.

Coupable 2 : Le phosphate

Victime: les os.

Le phosphate est, hélas, un excellent perturbateur osseux. En effet, il court-circuite le métabolisme du calcium, en se fixant sur lui et en le rendant plus difficile, voire impossible, à être assimilé par l’intestin. Une part importante de calcium est alors évacuée dans les selles, privant nos os, notre sang et nos cellules de ce minéral.

Les os sont les premiers affectés, ils deviennent poreux et fragiles. La décalcification est en marche! Elle affecte durablement la structure osseuse et laisse place ensuite à l’ostéoporose.  

Coupable 3 : L’acidité.

Victimes: les dents.

L’acide, c’est notamment ce qui permet de décaper le métal et il s’avère être un excellent nettoyant. Les dents sont les premières victimes de cette attaque acide, dont la couche superficielle et protectrice, l’émail, s’effrite. Elles deviennent poreuses. Place est faite pour que le sucre puisse continuer le travail de destruction, en formant une carie: première étape vers la mort des dents.

Victimes: Les reins

L’acide phosphorique, c’est ce qui confère ce petit goût acide et qui donne cette sensation de calmer la soif (unique aux colas). Mais c’est aussi ce qui altère le plus les reins et étant un facteur de calculs rénaux, et cela n’est pas une impression ni qu’une sensation. Cette étude montre que le risque d’insuffisance rénale est multiplié par deux avec seulement deux verres de coca par jour.

Coupable 4 : Le benzoate de sodium

Victime: les poumons.

Le lien a été établi par une étude australienne entre consommation de boissons sucrées et « incidence de maladies pulmonaires obstructives chroniques ». Les boissons sucrées sont d’une part faibles en antioxydant, d’autre par riches en benzoate de sodium (conservateurs chimiques).

Sachant que les boissons sucrées contiennent aussi des sulfites, il y a là un cocktail explosif pour les personnes allergiques, asthmatiques ou à forte sensibilité. L’asthme n’est autre qu’une inflammation des voies respiratoires, inflammation rendue favorisée par la présence de benzoate de sodium, qui est en plus un facteur de stress oxydant. Le benzoate de sodium réveille aussi des allergies, telles l’urticaire et peut provoquer des irritations chez les personnes qui en sont sujettes.

Au delà de l’asthme, d’autres troubles pulmonaires et respiratoires sont possibles, concourt de plusieurs facteurs entre benzoate de sodium et obésité qui elle même augmente les inflammations et les crises d’asthmes. Les coupables sont donc aussi des complices dans l’altération de notre organisme.

Enfin, le benzoate est un inhibiteur de potassium, minéral essentiel, nécessaire au bon fonctionnement du myocarde en assurant un rythme cardiaque normal, tout en contribuant au maintien de l’équilibre de l’acidité gastrique et à la sécrétion d’aldostérone dans les reins.

Coupable 5: La caféine

Victimes: le cerveau et le coeur.

Au bout de seulement 40 minutes, la caféine monte au cerveau et va agir comme un puissant excitant puis perturber l’activité cérébrale en agissant sur ses récepteurs à adénosine, régulateurs de la fonction cérébrale. Les cycles de la somnolence sont perturbés et l’insomnie s’installe.

La pression sanguine est également stimulée et devient très élevée. En ce sens, la caféine à haute dose affaiblit encore plus le cerveau, déjà victime du sucre, et rend aussi le coeur vulnérable, en étant vecteur d’arythmie.

Coupable 6: Les agents cancérigènes

Victimes: les organes reproducteurs et bien d’autres.

Les agents cancérigènes sont de deux types : ceux présents dans le contenant et ceux présents dans le contenu. Il s’agit pour le premier du bisphénol A, que l’on retrouve un peu partout dans notre environnement : bouteilles en plastiques, canettes, et maintenant dans les organes génitaux.

Ils sont hautement susceptibles même à faible dose de provoquer infertilité, réduit la production de spermatozoïdes et augmente le risque de développer des cancers hormono-dépendants (seins), ou des testicules, selon une étude de l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (ENS et CNRS ) et de l’Inserm (6), qui le montre du fait de la très grande sensibilité de l’homme au BPA.

C’est en fait une substance voisine de l’oestrogène synthétique, qui agit donc comme sa cousine naturelle et rend extrêmement sensibles les récepteurs hormonaux aux oestrogènes. De plus, le BPA est très nocif pour le foetus, l‘exposition des femmes enceintes pouvant alors induire des anomalies congénitales. Ce sont en résumé des perturbateurs endocriniens pouvant entraîner des cancers, tout comme les autres substances intervenant dans la composition même de la boisson sucrée, au premier rang desquels, le colorant caramel au nom de 4-méthylimidazole.

Boisson sucrée : la dose fait le poison

Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont suivi 37 716 hommes et 80 647 femmes depuis les années 1980 jusqu’en 2014.

Au terme de cette étude et après ajustement des données, ils ont observé une relation dose-effet dans la consommation de boissons sucrées. Comparativement à des personnes ne consommant pas ce type de boisson, boire :

  • Moins d’une boisson sucrée (volume de 33 cl) par mois n’augmente pas le risque de mortalité ;
  • 1 à 4 boisson(s) sucrées par mois augmente de 1 % le risque de mortalité ;
  • 2 à 6 boissons sucrées par semaine augmentent de 6 % le risque de mortalité ;
  • Une à deux fois par jour une boisson(s) sucrée(s) par mois augmente de 14 % le risque de mortalité ;
  • Plus de deux canettes par jour augmente de 21 % le risque de mortalité (avec 31% de risque de décès par maladies cardiovasculaires et 16% par cancer)

Par ailleurs, les boissons avec des édulcorants sans sucre étaient liées à un risque de mortalité augmentée seulement chez les personnes en buvant une à deux par jour (catégorie des gros consommateurs). Leur risque de mortalité, toutes causes confondues, était augmenté de 4%. C’est donc 10% de moins par rapport aux consommateurs de boissons sucrées conventionnelles.

D’un autre côté, leur risque de décès par troubles cardiaques était de 13%, soit 17% de moins que pour les adeptes des boissons sucrées traditionnelles.

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